 |
|
A
la vie, à la ...
|
|
|
. |
 |
| |
Présentation
de l'ouvrage
|
|
Présentation du Ministère
:A la vie, à la... Le mot, jamais prononcé,
n'est pas esquivé. La mort annoncée
est celle d'un enfant, le narrateur, probablement
atteint d'un cancer. La vie se
défait et la langue, comme le corps, entre
en naufrage : mots caresses, mots
colères, mots délires, tous enchevêtrés
les uns dans les autres pour dire en
même temps l'appel et la résistance,
l'espoir et l'abandon. Les médecins sont
des techniciens négligents de la vie intérieure
tant qu'elle n'est pas saisissable
par des cachets, des piqûres, des examens...
La mère, aimante, est digne et le
voisin, monsieur Lescale, va escorter l'enfant jusqu'aux
portes de ce dernier
voyage, dans cette Odyssée intérieure.
Entre rêves, contes et divagations, le
monde réel plonge et refait surface remontant
dans ses filets les mots
évocateurs d'une fin lucidement traitée
: mer Mouilleuse, pays Loindicie,
vaisseau Mélopée... Les médecins,
derrière le voile du sommeil ou de
l'inconscience, parlent un langage de plus en plus
mécanique,
onomatopéique, borborygmique. Les voix tendres
et non compatissantes de
la mère et du voisin disent et masquent, et
l'enfant, entre deux mondes,
occupe fermement un langage à lui comme ultime
territoire de protection. Du
sens contre l'absurde. Le réel se déréalise,
l'inconnu prend forme, sous
l'esquisse d'une langue surréaliste. Le vieil
homme, sous les traits de
Melchior, aide l'enfant innocent à faire le
deuil de la vie. Celle-ci ne se
rendra que dans un festival d'assauts et de combats,
de pillages et d'orgies.
Peut-on quitter la vie autrement qu'en pirate et qu'en
épicurien ? C'est un
roman rare, dont l'écriture sert jusqu'au bout
le projet d'évoquer notre
insoutenable et précieuse condition. Tous humains,
à la vie, à la mort. |
 |
.
|
 |
.
|
|
|